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La Bible est-elle vraiment inspirée ? L'accomplissement exact de nombreuses prophéties depuis des siècles confirme son authenticité. La Bible révèle notre passé, notre présent et notre avenir; à nous de les découvrir !
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vendredi 25 juillet 2014

Le prophète Elie doit-il venir ?

Qui était Élie, le prophète ?

Élie est probablement un des prophètes le plus souvent cité dans les Écritures, malgré qu'il soit resté solitaire durant une bonne partie de sa vie.

Il était originaire du village de Tichebé en Galaad et il exerça son métier de prophète au cours du IXe siècle av. J.-C., sous le règne d'Achab et de Ahazia, tous deux rois d'Israël.

A cette époque-là, Élie était un des rares prophètes resté fidèle au Dieu d'Israël et, plus que tout autre, durant son ministère, il eut à combattre l'odieux culte de Baal instauré officiellement par Jézabel, fille du roi des Sidoniens et épouse du méchant roi Achab.

« A Samarie même, il construisit un temple pour Baal, y fit dresser un autel pour les sacrifices et y plaça un poteau sacré. Par toutes ses action, il irrita le Seigneur Dieu d'Israël, plus encore que tous les rois d'Israël qui l'avaient précédé. » (I Rois 16 : 32-33).

C'est ainsi que le premier signe que Dieu envoya à Israël par l'intermédiaire d’Élie contre le faux dieu Baal fut une sécheresse qui dura trois ans et demi (I Rois 17 : 1 ; I Rois 18 : 1; Luc 4 : 25).

« Élie était un homme semblable à nous : il pria avec ardeur pour qu'il ne pleuve pas, et il ne tomba pas de pluie sur la terre pendant trois ans et demi. » (Jacques 5 : 17).

Ce miracle était tout à fait de circonstance, puisque Baal était le dieu de la fertilité et de l'orage. A ce titre, il était souvent invoqué par les païens pour apporter la pluie et faire croître les semailles. Mais, à bien des égards, le culte de Baal était abjecte et abominable car, outre les orgies qui se déroulaient lors de ses fêtes, il n'était pas rare que des sacrifices humains, plus spécialement de très jeunes enfants, aient été pratiqués. Les auteurs antiques et l'archéologie attestent de cette coutume cruelle qui eut lieu dans plusieurs pays de l'ancien Proche-Orient.

« Ils ont installé dans la vallée de Hinnom des lieux sacrés pour le dieu Baal, afin d'y offrir en sacrifice leurs fils et leurs filles au dieu Molek. Je ne le leur avais pourtant jamais commandé; je n'en avais même pas eu l'idée ... » (Jér. 32 : 35).

Par ailleurs, Baal, principale divinité des Cananéens, était aussi un dieu solaire, souvent accompagné de sa parèdre Astarté (1), (I Sam. 12 : 10 ; I Rois 18 : 19).

La lutte menée par Élie pour extirper ce culte idolâtre et son appel incessant à la repentance du peuple d'Israël furent la principale mission du prophète ; et ce n'est pas sans raison s'il fut parfois découragé et seul face à l'apostasie d'une grande partie du peuple et de son roi.

Le « deuxième Élie »

Jean le baptiste, le cousin de Yéchoua, fut désigné avant sa naissance par l'ange Gabriel pour devenir un prophète (le dernier de l'Ancienne alliance) ayant l'esprit et la puissance d’Élie :

« Il ramènera beaucoup d'Israélites au Seigneur leur Dieu. Il s'avancera lui-même devant Dieu avec l'esprit et la puissance du prophète Élie, pour réconcilier les pères avec leurs enfants et ramener les désobéissants à la sagesse des hommes justes ; il formera un peuple prêt pour le Seigneur. » (Luc 1 : 16-17).

Mais, malgré cette vocation toute désignée, Jean le baptiste nia être Élie :

« Ils lui demandèrent : - Qui es-tu donc ? Es-tu Élie ?
- Non, répondit Jean, je ne le suis pas.
- Es-tu le Prophète ? Dirent-ils.
- Non, répondit-il. » (Jean 1 : 21).

Pourtant, le Seigneur Yéchoua affirma que Jean était bien « l’Élie » annoncé :

« Tous les prophètes et la loi de Moïse ont parlé du Royaume, jusqu'à l'époque de Jean. Et si vous voulez me croire, Jean est cet Élie dont la venue a été annoncée. » (Matt. 11 : 13-14).

« Puis les disciples demandèrent à Jésus :
- Pourquoi les maîtres de la loi disent-ils qu’Élie doit venir d'abord ? Il leur répondit :
- Élie doit en effet venir et tout remettre en ordre. Cependant je vous le déclare : Élie est déjà venu, les gens ne l'ont pas reconnu mais l'ont traité comme ils l'ont voulu. C'est ainsi que le Fils de l'homme lui-même sera maltraité par eux. Les disciples comprirent alors qu'il leur parlait de Jean-Baptiste. » (Matt. 17 : 10-13).

Pourquoi Jean nia-t-il être Élie alors que Yéchoua reconnut en lui « l’Élie » annoncé dans l’Écriture ? Y aurait-il une contradiction dans la Bible ? Absolument pas !

Comme chacun sait, le prophète Élie eut droit à une mort hors du commun. Il fut enlevé dans un tourbillon de vent avant de disparaître (II Rois 2 : 11).
Mais, déjà à l'époque de Jean le baptiste, la rumeur de sa survie dans un Au-delà sans qu'il ait connu la mort avait déjà fait des adeptes. Certains croyaient que « l’Élie à venir » serait ce prophète qui vécut sous le roi Achab et qui était toujours vivant (Marc 6 : 14-15).

Si Jean nia être Élie, le prophète, celui qui fut emporté dans un tourbillon, c'est parce que pour lui, ce prophète-là était bien mort et qu'il n'était donc pas lui-même cet homme-là !
Par contre, lorsque le Seigneur affirma que Jean était bien « l’Élie » annoncé, il ne pensait pas au retour de l’Élie historique, mais plutôt à l'esprit et la puissance d’Élie répandu sur Jean. Ce qui n'est pas du tout la même chose !

« ... Il s'avancera lui-même devant Dieu avec l'esprit et la puissance du prophète Élie ... » (Luc 1 : 17).

Jean le baptiste n'était donc pas Élie de Tichebé, mais il avait néanmoins reçu l'esprit et la puissance d’Élie. Il était en quelque sorte « un second Élie ».
 
Un « troisième Élie » doit-il venir ?

Siège d'Elie le prophète,
(Synagogue de Cavaillon)
Le second avènement du Messie sera-t-il précédé de la venue d'un « troisième Élie » ? Certains croyants rejettent catégoriquement cette idée en affirmant que Jean le baptiste a définitivement rempli ce rôle.

Dans le judaïsme, la venue d’Élie précédant l'avènement du Messie d'Israël est une doctrine enseignée depuis toujours.
Dans les synagogues, il y a souvent une chaise vide réservée à Eliyahou Hanavi (Élie, le prophète), et lors du séder (repas) de Pessa'h (Pâque), une coupe de vin (non bue) est traditionnellement versée dans l'éventualité de l'arrivée de « l’Élie ».
Cependant, on pourrait argumenter que cette croyance découle du fait que le judaïsme du premier siècle n'a pas reconnu Jean le baptiste comme « l’Élie » annoncé par l’Écriture. De ce fait, les Juifs attendraient encore la venue du « second Élie ».

« Cependant je vous le déclare : Élie est déjà venu, les gens ne l'ont pas reconnu mais l'ont traité comme ils l'ont voulu. » (Matt. 17 : 12).

Alors, devons-nous attendre la venue d'un « troisième Élie » ou pas ? Voyons ce que dit la Bible :

« Avant que vienne le jour du Seigneur, ce jour grand et redoutable, je vais vous envoyer le prophète Élie. Il réconciliera les pères avec leurs enfants et les enfants avec leurs pères. Ainsi je n'aurai pas à venir détruire votre pays. » (Malachie 3 : 23-24).

Cette prophétie du livre de Malachie nous apprend que le prophète Élie viendra « avant que vienne le jour du Seigneur ». Et ce jour est qualifié de « grand et redoutable » !
Comprenez-vous cet avertissement mes amis ?

Jean le baptiste était assurément un prophète qui avait l'esprit et la puissance d’Élie. Il a effectivement précédé le premier avènement du Seigneur Yéchoua.
Mais cette prophétie de Malachie est tout à fait claire et précise : un homme ayant l'esprit et la puissance d’Élie doit venir à nouveau avant le second avènement du Messie Yéchoua.

Le « jour du Seigneur » décrit dans ce passage de Malachie n'est rien d'autre que le « Jour de la colère du Seigneur » qui arrivera lors de la Septième trompette. Ce « Jour » est d'ailleurs qualifié de « grand et redoutable » :

« Voici venir le jour du Seigneur, jour de colère impitoyable et d'ardente indignation. Il va réduire le pays en un désert sinistre, et en exterminer les coupables. » (Esaïe 13 : 9 ; voir aussi Soph. 1 : 14-18 et Apoc. 6 : 15-17, etc.).

Accomplissement multiple de la prophétie

Il est assez fréquent de voir certaines prophéties se réaliser en plusieurs étapes ou de façon répétitive. Un exemple frappant nous est donné dans le discours de Pierre le jour de la Pentecôte de l'an 30.
L'apôtre n'a en effet pas hésité à se référer à une prophétie du livre de Joël concernant les temps de la fin pour affirmer qu'un « premier accomplissement » de la prophétie était en train de se dérouler en ce jour de la Pentecôte (voir Actes 2 : 14 à 21).
Pourtant, cette prophétie du livre de Joël, tout comme celle de Malachie, se rapportent bien aux temps de la fin !
 
Un des deux témoins pourrait-il être « l'Élie » ?

Certains indices pourraient nous faire penser que ce « troisième Élie » sera aussi à la fois un des deux témoins du livre de l'Apocalypse, chapitre 11.
Ces deux témoins annonceront le message de Dieu pendant 1 260 jours (Apoc.11 : 3), c'est-à-dire pendant trois ans et demi (soit la même durée que la sécheresse à l'époque d’Élie). Et tout comme Élie, ils auront le pouvoir de provoquer la sécheresse pendant le temps de leur témoignage (Apoc. 11 : 6).

Ces deux témoins ne seront-ils pas deux hommes, dont l'un aura l'esprit et la puissance d’Élie, et l'autre les caractéristiques de Moïse (un autre grand prophète) ?
N'est-ce pas là un des enseignements de la vision (la transfiguration) sur la montagne (3) ?

« ... Il changea d'apparence devant leurs yeux ; son visage se mit à briller comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Puis les trois disciples virent Moïse et Élie qui parlaient avec Jésus ... » (Matt. 17 : 1-9).
 
Similitudes entre Élie, Jean et le « troisième Élie »
 
Jean n'était pas Élie, le prophète ; mais, s'ils n'ont pas eu la même vie ni les mêmes expériences, ils avaient tous deux des points communs et un rôle similaire :
 


Élie, le prophète
Jean le baptiste
Le troisième Élie
Un esprit et une puissance semblables
oui
oui
oui
Une vie en solitaire et/ou en marge de la société
oui
oui
?
Ils portent un vêtement en poils de chameau et une ceinture de cuir (II Rois 1 : 8/Matt. 3 : 4)
oui
oui
?
Le vœu de naziréat
?
oui
?
Ils prêchent la repentance au peuple et aux dirigeants
oui
oui
oui
Ils réconcilient les pères avec les enfants et vice versa (2)
oui
oui
oui
Ils préparent un peuple prêt pour le Seigneur
-
oui
oui
Ils précèdent l'avènement du Messie et annoncent son retour
-
oui
oui
Capacité de provoquer la sécheresse et autres signes ; récurrence d'une période de trois ans et demi
oui
-
oui, s'il est aussi un Témoin
Une mort hors du commun et/ou brutale
oui
oui
oui, s'il est un Témoin
 
Conclusion
 
Si la prophétie de Malachie a bien trouvé un première réalisation avec la venue de Jean le baptiste, il ne fait aucun doute que l'accomplissement final de cette prophétie doit encore avoir lieu. Il nous faut donc admettre qu'un homme ayant l'esprit et la puissance d’Élie doit arriver avant le retour de notre Seigneur Yéchoua.
 
Notes
 
1) Alors que les Cananéens l'appelaient Achéra, elle s'appelait Tanit, parèdre de Baal Hammon, chez les Phéniciens ; Ishtar, parèdre de Tammuz, chez les Babyloniens ; les Grecs l'appelaient Aphrodite, parèdre d' Adonis et les Romains la nommaient Vénus.

2) « Réconcilier les pères avec leurs enfants et les enfants avec leurs pères » est une expression qui signifie qu'il y aura un peuple repentant et réconcilié en Yéchoua prêt à l'accueillir lors de son avènement. Il est évident que cette expression ne s'applique pas à l'ensemble de la société, puisque c'est pratiquement le contraire qui se passera dans le monde ! (II Tim. 3 : 1-2).
 
3) Le lieu où se déroula la transfiguration pourrait être le mont Hermon ou le mont Thabor.

Cordiales salutations
Jacquy Mengal

2 commentaires:

  1. Malheureusement le Seigneur Jésus qui nous parle de Jean-Baptiste (l'Elie) nous dit ceci: Matt: 17:12 "Mais je vous dis qu'Elie est déjà venu, qu'ils ne l'ont pas reconnu, et qu'ils l'ont traité comme ils ont voulu. C'est ainsi que le Fils de l'homme lui-même sera maltraité par eux." 1 Qu'est-il arrivé? La mission de Jean Baptiste était de préparer le peuple à recevoir le Seigneur. Luc 1:17b "Il formera un peuple prêt pour le Seigneur"
    Mais à cause de leur incrédulité, le peuple refusa de croire en Jésus-Christ avec le RÉSULTAT qu'Il fut maltraité par eux, condamné et crucifié à la croix. Quels sont les conséquences pour avoir refusé de croire? C'est là que le dernier verset de Malachie rentre en ligne de compte. Malachie 3: 24 "De peur que je ne vienne frapper le pays d'interdit." Autre version : Malachie3:24 "Ainsi je n'aurai pas à venir détruire votre pays") De plus le Seigneur Jésus confirme la prophétie de Malachie; Matt 24: 2b "Voyez-vous tout cela? je vous le déclare, c'est la vérité, Il ne restera pas ici une seule pierre posée sur une autre; tout sera renversé." En résumé voici ce que Malachie nous dit, c'est que si le peuple accepte le Sauveur annoncé par l'Élie et se repent, (ainsi) Dieu n'aura pas à détruire le pays d'Israël et à chasser ses habitants (frapper le pays d'interdit). Par contre si le peuple le rejette alors Dieu n'aura pas d'autre choix que de détruire le pays et chasser ses habitants. Et c'est exactement ce qui est arrivé, moins de trente ans après la crucifixion de Jésus, Dieu permis à l'armée Romaine de détruire le Temple et la ville de Jérusalem en plus de tuer une majorité de ses citoyens et de chasser les survivants ainsi que tous les habitants du pays qui fuirent un peu partout dans le monde. Cet exode a duré jusqu'en 1948, l'année où le pays d'Israël a été recréé dans une partie de son territoire d'autrefois. Voilà ce que Malachie voulait dire et c'est exactement cela qui est arrivé. C'est la plus grande preuve de l'accomplissement totale de cette prophétie. A.Morin

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    1. Bonsoir A. Morin,
      Votre commentaire est exacte, mais vous avez peut-être oublié une précision importante au début du passage de Malachie: "Avant que vienne le jour du Seigneur, ce jour grand et redoutable ...". Ce jour du Seigneur, grand et redoutable désigne une période de temps qui aura lieu au second avènement du Seigneur. Si Jean le Baptiste fut un homme avec l'esprit d'Elie, un autre homme doit arriver avec le même esprit, et avant le second avènement du Seigneur. Salutations. Jacquy Mengal

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