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mercredi 28 octobre 2015

Pourquoi Jérusalem ?

Quel est l'enjeu du conflit pour la ville ?

L'actualité de ces dernières semaines nous rappelle une fois de plus que le conflit Israélo-palestinien n'a toujours pas trouvé de solution pacifique, malgré les nombreuses tentatives de négociations menées depuis des décennies, principalement sous l'égide des Américains. Mais au delà des revendications pour la reconnaissance d'un État palestinien, c'est le statut de Jérusalem et l'accès au mont du Temple qui provoquent ce nouveau regain de violence auquel nous assistons depuis septembre 2015.

Avec ces vagues de violences à répétition, nous pourrions penser a priori que la ville porte bien mal son nom, puisque Yéroushalaïm (Jérusalem) signifie littéralement « Ville de paix ». Mais, c'est peut-être oublier un peu vite, que si la cité est depuis longtemps un foyer de tensions, son avenir, largement prophétisé dans les Écritures, n'en sera pas moins prospère, heureux et véritablement paisible.

Bref rappel historique

Le lieu où Abraham voulut offrir son fils Isaac en « sacrifice » était déjà habité par les Jébuséens. Ceux-ci fortifièrent la colline au sud du mont Moriah et lorsque le roi David conquit la ville vers l'an 1 000 avant notre ère, il y établit sa capitale.

« David s'empara pourtant de la forteresse de Sion, nommée par la suite Cité de David. » (II Samuel 5 : 7).

Mais c'est à Salomon, son fils, que revint l'honneur de bâtir un Temple sur le mont Moriah à la gloire du Dieu d'Israël. Le roi fit également agrandir la cité et construire de nouvelles murailles afin de protéger le Sanctuaire.

Ensuite, les rois de Juda, au gré des circonstances et de leur fidélité à l'Alliance sainte, agrandiront la cité et la fortifieront.

Une nouvelle enceinte fut édifiée par le roi Ezékias au VIIIe siècle av. J.-C., pour accroître la superficie de la ville et accueillir ainsi les fugitifs Israélites rescapés de la prise de Samarie en - 721. Cette enceinte, qui est véritablement considérée comme la « Première muraille », protégeait le Quartier Neuf (Mishneh) situé à l'ouest de la Cité de David.

Longtemps après, le royaume de Babylone succéda à l'Empire assyrien, et dans sa soif de conquêtes, le roi Nabucodonosor déporta la population juive à Babylone et détruisit Jérusalem et son Temple en - 586. Toutefois, après le retour d'exil et la reconstruction du Temple, Artaxerxès, empereur de Perse, autorisa Néhémie à se rendre à Jérusalem afin d'entreprendre la restauration des murs et des portes de la cité en - 445.

A l'époque hasmonéenne, au IIe siècle avant notre ère, le « Second rempart » fut élevé et compléta celui reconstruit par Néhémie.
Ensuite, sous l'occupation romaine, Hérode le Grand, dont la cruauté n'avait d'égal que son génie bâtisseur, embellit le Temple et encouragea le développement urbanistique de la ville. La cité s'élargit encore en direction du nord, sous le roi Agrippa Ier (41 à 44 de notre ère).

Mais la prise de Jérusalem et la destruction du Temple par le général romain Titus et ses légions en l'an 70 faillit anéantir l'existence même de la cité. Et, après la destruction complète de la ville par l'empereur Hadrien, en réponse à la révolte de Bar-Kokhba, celle-ci fut aussitôt reconstruite en 135 sur le modèle romain et porta le nom d'Aelia Capitolina.

Au Ve siècle, sous le règne de l'impératrice byzantine Eudoxie, les remparts furent complètement relevés. Et, excepté la brève période de domination perse sassanide (614 à 629), les Byzantins demeurèrent dans la ville jusqu'à ce que les Musulmans s'en emparèrent en 638.
C'est durant cette première période musulmane que le Dôme du Rocher fut construit en 691, puis la mosquée Al-Aqsa, qui fut achevée en 715. Les Arabes y restèrent jusqu'en 1099, quand les Croisés y installèrent le Royaume latin de Jérusalem.

En 1187, Saladin conquit Jérusalem et en chassa les Croisés. C'est la période ayyoubide qui dura jusqu'à la prise de la ville par les Mamelouks en 1267.

Puis, avec la conquête du sultan turc Selim Ier en 1517, Jérusalem tomba dans le giron de l'empire ottoman pour une durée de quatre cents ans. C'est durant cette période (1537 à 1541) que Soliman le Magnifique fit rebâtir les portes et les murailles de la Vieille ville.

« Ce sont des étrangers qui rebâtiront tes murailles; leurs rois seront à ton service, dit le Seigneur. » (Esaïe 60 : 10)

Avec la fin du pouvoir ottoman en 1917, Jérusalem, et tout le pays, fut placé sous la tutelle du « mandat britannique » jusqu'à la création de l’État d'Israël le 14 mai 1948.
Mais, dès le lendemain de la proclamation d'indépendance, une coalition arabe formée de l’Égypte, du Liban, de la Syrie, de la Jordanie et de l'Irak attaqua le nouvel État d'Israël.
Après une année de guerre, l'armistice fut signée par les belligérants, excepté l'Irak. La Judée et la Samarie (Cisjordanie) passèrent sous contrôle jordanien et Jérusalem fut divisée entre la Jordanie, contrôlant la partie orientale et Israël la partie occidentale.

En juin 1967, Israël mena une guerre préventive de six jours pour devancer la menace imminente d'une attaque de la coalition ennemie formée de l’Égypte, la Jordanie, la Syrie et de l'Irak. A l'issue du conflit, Jérusalem-Est fut reprise des mains des Jordaniens ainsi que la Judée-Samarie (Cisjordanie). Cependant, l'administration du mont du Temple (esplanade des mosquées) fut laissée aux Arabes palestiniens.
Jérusalem fut réunifiée et proclamée « Capitale éternelle et indivisible de l’État d'Israël », ce que le conseil de sécurité de l'ONU ne reconnut pas !

Frustrés par la défaite de la guerre des Six jours, la Syrie et l’Égypte attaquèrent Israël par surprise au mois d'octobre 1973. C'est la guerre du Kippour qui, bien que n'ayant pas eu de répercussion notable sur le statut de Jérusalem, permit à l’Égypte la récupération du Sinaï et une normalisation des relations avec Israël.

Malheureusement, le processus de paix entre Israël et les Arabes palestiniens n'a toujours pas abouti sur une paix consensuelle durable, laissant Jérusalem aux cœur des révoltes arabes (Intifadas). Et depuis la fête de Rosh Hashana 2015, la ville doit à nouveau faire face à ce que d'aucuns appellent déjà une « troisième intifada ».

L'enjeu caché du conflit

A travers ce bref survol historique, nous constatons que Jérusalem a été envahie et dominée à de nombreuses reprises et par différents peuples. Certains historiens affirment qu'elle a été détruite dix-sept fois !
Pourtant, le sous-sol de la région ne recèle aucune richesse importante et la cité n'était à ses débuts qu'une petite ville montagneuse sans grande importance stratégique.
Comment se fait-il alors qu'elle soit devenue la ville opulente que nous connaissons aujourd'hui ? Et pourquoi est-elle toujours autant convoitée après toutes les souffrances qui lui on été infligées ?

Tout le monde sait que Jérusalem est une ville religieuse importante, autant pour le Judaïsme que pour l'Islam ou le Christianisme. C'est sans aucun doute cette particularité qui est à l'origine des tensions récurrentes pour la ville. Mais d'un point de vue strictement historique, il nous faut reconnaître qu'elle fut d'abord et avant tout la capitale du royaume de Juda :

« Le Seigneur son Dieu lui accorda quand même un fils pour lui succéder, afin que la famille ne s'éteigne pas et que Jérusalem reste la capitale du royaume, mais ce fut à cause de David, » (I Rois 15 : 4).

En effet, la tribu cananéenne des Jébuséens qui y était installée depuis l'âge du bronze a été vaincue définitivement par le roi David en raison de la méchanceté de ses habitants et de leurs pratiques odieuses (voir Lévitique, chapitres 18 à 20).

Le peuple de Juda lui-même dut aussi subir la correction divine et l'exil à chaque fois qu'il tombait gravement dans le péché. Ce qui fut notamment le cas en – 586 et en l'an 70.
Mais, en dépit de ces épisodes d'exils forcés, Jérusalem est toujours restée la capitale des descendants du peuple de Juda, qui n'est autre que le peuple juif !
Il ne s'agit pas ici d'une revendication politico-religieuse quelconque, mais d'un fait historique indéniable !

Et en plus d'être la capitale de ce peuple juif, et avant toute considération religieuse ou politique, elle est la seule ville sur cette terre que le Seigneur a choisie pour y faire résider son Nom !

"... C'est dans Jérusalem que sera mon nom à perpétuité." (II Chron. 33: 4/II Rois 21: 4, version L. Segond)

"d'ailleurs je ne lui reprendrai pas tout le royaume, mais je lui laisserai une tribu, à cause de mon serviteur David et à cause de Jérusalem, la ville que j'ai choisie." (I Rois 11: 13, 11: 32 et 11: 36).

Mais, au delà des querelles religieuses et des rivalités politiques, la véritable raison du conflit pour Jérusalem dépasse l'entendement humain, car il s'agit d'une guerre spirituelle dans laquelle Satan essaye de contrecarrer les plans du Tout-Puissant et de prendre la place de son Messie.

« L'ange dit à Satan, l'accusateur : - Que le Seigneur te réduise au silence, Satan, oui, qu'il te réduise au silence, lui qui a choisi Jérusalem ! Yéchoua n'est-il pas en effet comme un tison arraché au feu ? » (Zach. 3 : 2).

Quel avenir pour Jérusalem

En effet, tous ceux qui lisent les Écritures savent très bien que le Messie d'Israël régnera à Jérusalem !

« C'est pourquoi, je le déclare, moi, le Seigneur de l'univers, je vais revenir à Jérusalem pour y manifester ma bonté. Mon temple y sera rebâti, et l'on reconstruira la ville. » (Zach. 1 : 16).

Mais avant cette époque glorieuse, la ville devra à nouveau faire face à une période de troubles et de conflits qui semble déjà se profiler à l'horizon quand on considère le risque d'aggravation de la situation actuelle et les déclarations des dirigeants de ce monde à propos du statut de la ville sainte. Plusieurs prophètes nous ont annoncé cette époque et en particulier Zacharie qui nous donne une chronologie de ce qui va se passer dans un avenir plus ou moins proche.

« En ce temps-là, je ferai de Jérusalem un bloc de pierre que les peuples voudront soulever. Alors toutes les nations de la terre s'uniront contre la ville. » (Zach. 12 : 3).

« 2 En effet, le Seigneur rassemblera les nations pour qu'elles attaquent Jérusalem (...) 3 Puis le Seigneur se mettra en campagne contre ces nations, (...) 4 En ce temps-là, il se tiendra sur le mont des Oliviers, près de Jérusalem, à l'est de la ville (...) 9 En ce temps-là, le Seigneur régnera sur la terre entière, (...) 11 On pourra s'installer dans la ville, elle ne sera plus menace de destruction et on y vivra en sécurité (...) 16 En ce temps-là, les survivants des nations qui ont attaqué Jérusalem se rendront chaque année dans cette ville, pour adorer le Seigneur, le roi de l'univers ... » (Zach. 14).

Mais quand bien même, Jérusalem aurait encore à subir pour un temps la convoitise et la violence des hommes, sachez qu'elle est destinée à devenir véritablement et sans l'ombre d'un doute la Ville de paix qu'elle aurait toujours dû être.

"Moi, le Seigneur, j'ai un amour ardent pour Jérusalem, j'éprouve une vrai passion pour elle. C'est pourquoi, je le déclare, je suis revenu à Jérusalem, j'habite de nouveau à Sion. On appellera Jérusalem 'Ville fidèle', et Sion, la colline qui m'appartient, aura pour nom 'Colline sainte'" (Zach. 8: 3).

« Un jour, la colline du temple sera solidement fondée sur les plus hautes montagnes, elle se dressera au-dessus des collines. Alors les peuples afflueront vers elle. Beaucoup de nations s'y rendront ; ''En route ! diront-elles, montons à la colline du Seigneur, à la maison du Dieu de Jacob. Il nous enseignera ce qu'il attend de nous, et nous suivrons le chemin qu'il nous trace.'' En effet, c'est de Sion que vient l'enseignement du Seigneur, c'est de Jérusalem que nous parvient sa parole. Il rendra son jugement entre de nombreux peuples, il sera un arbitre pour de puissantes nations, même lointaines. De leurs épées elles forgeront des pioches, et de leurs lances elles feront des faucilles. Il n'y aura plus d'agression d'une nation contre une autre. Chacun cultivera en paix sa vigne et ses oliviers sans que personne lui cause de l'effroi. Voilà ce que déclare le Seigneur de l'univers. » (Michée 4 : 1-4/Esaïe 2 : 2-4).

Cet article a également été publié sur "Ops & Blogs" du "Times of Israel"

Jacquy Mengal

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