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La Bible est-elle vraiment inspirée ? L'accomplissement exact de nombreuses prophéties depuis des siècles confirme son authenticité. La Bible révèle notre passé, notre présent et notre avenir; à nous de les découvrir !
Sauf mention contraire, les citations bibliques sont tirées de la Bible en français courant éditée par l'Alliance Biblique Universelle, 1983. Les commentaires anonymes et non signés ne seront plus publiés. Merci et bonne lecture. © Copyright 2009-2018 Tous droits réservés

lundi 1 janvier 2018

Le libre arbitre - Tout est-il décidé d'avance ?

Certains passages de la Bible semblent, a priori, se contredire, lorsqu'il est question de l'omniscience de Dieu, du libre arbitre de l'homme et de sa prédestination.
Sans entrer dans des considérations philosophiques, il est peut-être intéressant d'aborder cette question que la plupart d'entre-nous se posent un jour ou l'autre dans notre vie de croyant.
Je vous propose donc de considérer brièvement ces trois questions, puis d'essayer d'y répondre ensuite globalement.

L'omniscience de Dieu

Nous savons, par de nombreux passages des Écritures, que Dieu sait tout et qu'il connaît exactement nos moindres pensées ainsi que notre destinée finale :

« Seigneur, tu regardes jusqu'au fond de mon cœur, et tu sais tout de moi : Tu sais si je m'assieds ou si je me lève ; longtemps d'avance du connais mes intentions. » (Ps. 139 : 1-2).

« En effet, si notre cœur nous condamne, nous savons que Dieu est plus grand que notre cœur et qu'il connaît tout. » (I Jean 3 : 20).

De la même façon, le Seigneur connaît l'avenir de l'humanité et il sait exactement ce qu'il adviendra des nations et quand aura lieu la fin de toutes choses.

« Dans ce livre sont présentés les événements que Jésus-Christ a révélés. Dieu lui a donné de les révéler pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt... » (Apoc. 1 : 1).

C'est ainsi que Yéchoua savait à l'avance que Pierre le renierait (Marc 14 : 29-31), tout comme il connaissait certains détails de la vie intime de la Samaritaine avant même de la rencontrer (Jean 4 : 15-29).

Mais, dans l'épisode du « sacrifice » d'Isaac, on pourrait penser qu'Abraham fut mis à l'épreuve parce que le Seigneur ignorait si le patriarche obéirait ou non à l'ordre divin.

« - Épargne l'enfant, ne lui fais aucun mal. Je sais maintenant que tu respectes mon autorité; tu ne m'as pas refusé ton fils unique » (Gen. 22 : 12).

Cette déclaration semble en effet indiquer que Dieu ignorait comment allait réagir Abraham, face à l'injonction divine, et qu'Il dut le mettre à l'épreuve pour le savoir. L'omniscience de Dieu serait-elle remise en question, ici ? ...

La prédestination

D'autre part, quelques versets semblent aussi suggérer que la destinée de chaque être humain est déterminée à l'avance et que notre sort serait déjà scellé, selon que l'on soit inscrit ou non dans le livre de vie !

« ... Alors seront sauvés tous ceux de ton peuple dont le nom sera inscrit dans le livre de vie. » (Dan. 12 : 1).

« Quiconque n'avait pas son nom écrit dans le livre de vie fut jeté dans le lac de feu. » (Apoc. 20 : 15). Voir aussi Apoc. 13 : 8.

« Car Dieu, avant d'avoir fait le monde, nous avait déjà choisis pour être siens en Christ, afin que nous soyons saints et sans défauts devant lui. » (Eph. 1 : 4 ; voir aussi Rom. 8 : 29 et I Pierre 1 : 2).

Cependant, en choisissant Judas Iscariote, Yéchoua savait très bien que celui-ci le trahirait à un moment donné !

« Quand le soir fut venu, Jésus se mit à table avec les douze disciples. Pendant qu'ils mangeaient, Jésus dit : - Je vous le déclare, c'est la vérité : l'un de vous me trahira. » (Matt. 26 : 20-21).

Or, comme cela est précisé un peu plus loin, il semblerait bien que Judas soit finalement condamné !

« ... mais quel malheur pour l'homme qui trahira le Fils de l'homme ! Il aurait mieux valu pour cet homme de ne pas naître ! » (Matt. 26 : 24).

Cet épisode de la trahison de Judas semble incompréhensible et même injuste. En effet, pourquoi le Seigneur l'aurait-il choisi pour faire partie du groupe des douze apôtres, alors qu'il savait pertinemment bien que Judas le trahirait et qu'il perdrait par là même son salut ?

Y aurait-il donc des gens qui sont inscrits dans le livre de vie, cela même avant leur naissance, et de ce fait promis au salut, puis d'autres qui sont perdus à tout jamais parce que leur nom ne figure tout simplement pas dans ce livre ? A première vue, cela pourrait paraître arbitraire et injuste ! ...

Le libre arbitre

Un autre épisode pourrait interpeller le lecteur : lors de la sortie d’Égypte, il est écrit que Dieu endurcit le cœur de Pharaon afin que ce dernier ne tienne pas compte de l'avertissement de Moïse.

« Le Seigneur incita le Pharaon à s'obstiner ; comme le Seigneur l'avait annoncé à Moïse, le Pharaon ne tint pas compte de la requête de Moïse et d'Aaron. » (Ex. 9 : 12).

Le Pharaon aurait-il donc été acculé à se méconduire envers le peuple d'Israël, contre sa propre volonté ? En d'autres termes, a-t-il eu le choix de sa conduite et a-t-il été privé de son libre arbitre ?

Comment peut-on faire la part des choses ? Y aurait-il des élus prédestinés et d'autres hommes, comme le Pharaon ou Judas, condamnés d'avance ? Dieu est-il omniscient et, si oui, pourquoi permet-il alors tant de malheurs et de souffrances ici-bas, comme beaucoup le proclament souvent ? Et, enfin, tout est-il « joué » d'avance ?

Une donnée capitale sous-estimée

En général, lorsque ce thème du libre arbitre est abordé, on ne parle pratiquement jamais d'un paramètre essentiel qui est pourtant déterminant pour comprendre l'omniscience de Dieu, à savoir : le temps !

On ne peut comprendre raisonnablement ces notions de libre arbitre et d'omniscience de Dieu qu'à condition de prendre en compte cette notion du temps.
Savez-vous que pour Dieu, le temps n'existe pas, puisqu'il est Éternel. Le Seigneur voit nos vies et l'histoire de l'humanité comme dans un livre ouvert à la même page !
N'est-ce pas pour cette raison qu'il répondit à Moïse :

« Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui est. Et il ajouta : C'est ainsi que tu répondras aux enfants d'Israël : Celui qui est m'envoie vers vous. » (Ex. 3 : 14, version L. Segond).

Comme le disais très justement Albert Einstein : « La distinction entre le passé, le présent, le futur n'est qu'une illusion, aussi tenace soit-elle ». Ainsi, pour le père de la théorie de la relativité, le temps est une illusion ; il est relatif !

Bien entendu, nous, les humains sommes tributaires d'un temps biologique qui représente notre propre existence, ce qui nous donne, par ailleurs, l'occasion de nous repentir et de changer notre mauvaise façon de vivre.
Il y a d'une part ce « temps » biologique, puis le temps astronomique qui détermine les années, les mois et les jours, mais ce temps ne concerne que notre système solaire ! C'est ainsi que notre vie (temps biologique) est figée dans un espace-temps tout relatif.

Mais pour Dieu, il en va tout autrement, car étant un Être spirituel et Éternel, Il est hors du temps. Il ne subit pas l'effet du temps et, de ce fait, Il est omniscient de toute éternité, et cela bien avant le Big-bang (la création initiale), jusqu'au delà de la fin de toutes choses. En d'autres termes : IL EST !

Quant à ce que nous appelons le « libre arbitre », c'est cette faculté de raisonnement et de conscience que Dieu nous a donné pour que nous puissions accepter ou refuser son appel ; pour que nous puissions comprendre son plan et changer de comportement (Apoc. 2 : 4-5). Et le « temps » nous est donné pour parvenir à ce changement (le repentir) et cette pleine maturité acquise par l'expérience des choix fait dans nos vies.

Ce libre arbitre concerne aussi bien les nations dès leur origine que chaque être humain dans sa propre existence personnelle (Actes 14 : 16; Gen. 4 : 6-7).

« Dans les temps passés, il a laissé toutes les nations suivre leurs propres chemins. » (Actes 14 : 16).

Si Dieu a appelé certains êtres humains et pas d'autres, c'est qu'il savait d'avance que les premiers seraient capables d'accepter son plan de salut et de changer de vie (Eph. 1 : 11). Mais d'autres hommes auront également la chance de connaître la vérité dans le Millénium, ainsi que lors de la seconde résurrection.

Nous ignorons tous quelle est notre destinée finale puisque nous ne connaissons pas notre avenir individuel, et c'est précisément par cette ignorance de notre futur personnel que le libre arbitre trouve sa pleine raison d'être. Dieu sait, Lui, quelle sera notre destinée, et Il nous laisse libre de choisir entre le bien et le mal parce qu'il nous aime et qu'il veut que nous acceptions de notre plein gré le salut.

« ... je place devant vous la vie et la mort d'une part, la bénédiction et la malédiction d'autre part. Choisissez donc la vie, afin que vous puissiez vivre, vous et vos descendants. » (Deut. 30 : 19).

Dieu savait qu'Abraham allait sacrifier son fils, et il est intervenu, in extremis, pour l'en empêcher, car il refuse tout sacrifice humain (pratiqués à l'époque d'Abraham). Mais, Abraham devait être mis à l'épreuve pour faire l'expérience de la foi et exercer, par lui-même, son choix personnel et libre.

De la même façon, Yéchoua (1) savait très bien que Judas allait le trahir, mais Judas n'a jamais été obligé de faire ce mauvais choix. Il l'a fait de façon délibérée et en pleine connaissance de cause sans y avoir été forcé. Que Judas ait été choisi pour faire partie des douze ou non, son mauvais fond l'aurait de toute façon mené à la perdition, et cela de son plein gré sans y avoir été contraint.

Tout est écrit, certes, mais rien n'est déterminé d'avance, car c'est l'homme qui fait sa propre histoire. Cependant, Dieu connaît le déroulement de cette histoire, puisque, répétons-le, pour lui, le temps n'existe pas ! Il regarde donc l'Histoire du monde et de chaque être humain comme dans un livre ouvert et en un instant.
Non, Dieu n'est pas injuste. S'il connaît effectivement tout d'avance, c'est l'homme qui détermine son propre avenir, et Dieu le laisse agir par respect du libre arbitre qu'Il nous a donné.

Donc, même si nous avons l'espérance du salut, rien n'est gagné d'avance et nous devons profiter de ce « temps » qui nous est donné pour changer de comportement afin d'obtenir la couronne de vie offerte grâce au sacrifice du Messie :

« Quiconque aura remporté la victoire recevra de moi ce don ; et je serai son Dieu, et il sera mon fils. » (Apoc. 21 : 7).

Le libre arbitre est notre seule responsabilité et dans la mesure où nous avons compris cela et que nous avons accepté la Vérité en nous faisant baptiser, il nous appartient alors de changer de comportement et de nous tourner vers Dieu qui nous pardonne et nous offre le don de la vie éternelle (Jean 3 : 16-21).

Note :

1) Il y a une seule chose que Yéchoua, le Fils du Père Tout-Puissant, ignore précisément : c'est le jour et l'heure de son retour sur terre (Matt. 24 : 36).

Janvier 2018
Jacquy Mengal

2 commentaires:

  1. Très belle étude sur un sujet que j'apprécie tant sur le plan spirituel que philosophique.Bravo (y)

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